Clavecin de type flamand à 2 claviers (d’après un original de la famille des « Ruckers »)

Clavecin "Ruckers", à son emplacement habituel pour les concerts

Clavecin "Ruckers", à son emplacement habituel pour les concerts

Clavecin à deux claviers de type « RUCKERS » (du nom de la célèbre dynastie anversoise de facteurs de clavecins aux XVIe-XVIIe siècle), d’après l’instrument historique conservé au « Musée Unterlinden » de Colmar, en Alsace.

Cet instrument a été achevé et m’a été livré en novembre 2004. Il a été construit par Yannick van Hove, à Aigle (Tel. 0041+24 466 78 28). L’original est daté de 1726, avec « ravalement » (=agrandissement) par un facteur français inconnu, au début du XVIIIe siècle.

Sa sonorité est ronde et profonde, très subtile et aux harmoniques très riches. Il sonne avec une certaine puissance et une sonorité très affirmée. C’est le type d’intrument le plus « polyvalent » de l’histoire du clavecin, propre à convenir au plus large répertoire musical (répertoires des XVIe-XVIIIe siècle).

Sa disposition est la suivante: 2 claviers, un jeu de 8 pieds et un de 4 pieds au clavier inférieur, un jeu de 8 pieds au clavier supérieur. Accouplement des claviers. Jeu de luth. Étendue des claviers: 4 octaves et une sixte (d’un sol grave à un mi aigu, sans la feinte du sol dièze inférieur). Diapason: 440, 415 et 392 hz (deux transpositions possibles; sans les 2 dernières notes aigues à 392 hz ni la note la plus grave à 440 hz).

La décoration a été choisie de manière à refléter le style flamand du XVIIe siècle: couleurs sombres et décoration sobre. Nous avons choisi un vert foncé pour l’extérieur, et un rouge sombre « sang-de-boeuf » pour l’intérieur du couvercle, soulignés par des filets dorés et les moulures également dorées; des « papiers flamands » recouvrent les espaces autour du clavier et de la table d’harmonie, comme c’était l’usage pour les clavecins « Ruckers » à l’époque. Le piètement est de style Louis XIII, souverain règnant en France à l’époque de la fabrication de l’instrument original. Il est en noyer massif non peint, à pieds torsadés. Le lutrin est également en noyer massif.