Mode d’emploi

Transport

L’instrument dispose d’un chariot solide (avec rebord) à 4 roulettes mobiles, dont la surface dépasse celle du fond de l’orgue. Il permet de déplacer facilement l’instrument, même sur des surfaces inégales, comme des pavés par exemple…

Il est muni d’une housse de transport robuste qui couvre tout l’instrument (pas très facile à mettre et à enlever, car ajustée de près).

Deux brancards permettent de porter l’instrument avec deux personnes seulement. Les brancards se fixent sur les 2 longs côtés de l’instrument. Ils peuvent être fixés à 2 hauteurs : la position haute pour des transports « horizontaux » avec petits obstacles à franchir, la position basse pour monter des escaliers ou charger l’instrument dans un véhicule.

Les brancards se fixent dans des orifices prévus à cet effet sur les côtés de l’orgue. Deux pièces métalliques en forme de « U » sont fixées sur chaque brancard. Elles se glissent dans les orifices sur les côtés de l’orgue, puis on pousse le brancard vers le haut et on remplit l’espace restant, en-dessous, au moyen d’une petite cale en bois attachée au brancard par une ficelle.

On peut déplacer l’orgue sur le chariot à roulettes avec les brancards jusqu’à l’entrée du véhicule prévue pour le chargement. On fixe alors les brancards en position basse, puis on monte l’instrument dans le véhicule.

L’instrument pèse, avec housse et brancards, entre 70-80 kg, (70 kg « tout nu »).

Si le véhicule ne permet pas de rentrer l’instrument avec les brancards et de laisser les brancards fixés durant le transport, il faut les retirer dès que l’instrument a été posé à l’entrée du véhicule, éventuellement sur une couverture pour ensuite le glisser dans le véhicule dans la position voulue sans abîmer le fond de l’orgue.

Le chariot peut être posé en position renversée sur l’orgue pour le transport, si la hauteur du véhicule le permet.

Attention ! Il faut toujours laisser dans le véhicule l’orgue en position debout ! Ne jamais le coucher, les tuyaux tomberaient à l’intérieur et de gros dégâts seraient à craindre.

Il faut également absolument fixer l’instrument dans le véhicule de manière à ce qu’il ne puisse pas s’y « déplacer » pendant le transport.

Entreposage sur le lieu du concert

Il est recommandé de placer l’instrument, s’il doit rester quelque temps avant d’être utilisé, dans un endroit sans trop de courants d’air, pas à côté d’un radiateur, et pas trop accessible au « public ». Il faut laisser en permanence la housse de transport et ne la retirer qu’au moment de l’accordage ou au moment de le jouer, et de remettre la housse dès qu’on ne l’utilise plus. -> utile pour la protection de l’instrument, mais aussi pour lui éviter de se désaccorder trop facilement…

Utilisation de l’instrument

Accordage et transpositions

  • L’instrument peut être joué aux diapasons suivants : 392, 415, 440 et 460 hz. On peut même l’accorder à 430 hz, en déplaçant le clavier en position d’accordage à 440 hz, puis l’accorder à 430 en « raccourcissant » la longueur des tuyaux (enfoncer les bouchons pour le jeu de 8′, abaisser les tirettes en bois pour le jeu de 4′). Le clavier, pendant le transport, est en position « rentrée ». On peut le saisir par les côtés et le tirer vers soi en le soulevant un peu à l’extrémité pour le sortir. On peut ensuite en soulever l’extrémité vers le haut, puis le glisser à gauche ou à droite pour le mettre au diapason voulu dans l’une des 4 positions possibles. L’opération est très facile.
  • L’accordage est également très facile : les deux registres, le bourdon de 8’ et la flûte principalisantede 4’ sont très accessibles. Pour les notes graves, les tuyaux sont en position couchée, et alternés entre le 8’ (bouché) et le 4’ (ouvert). Ils sont au fond de l’instrument, sous le clavier, mais facile d’accès pour l’accordage. Les autres tuyaux sont placés sur 2 rangées pour chaque registre. Là aussi, l’accès en est facile. Les tuyaux sont placés dans l’ordre des notes.

Lorsqu’on est « à l’intérieur » de l’instrument pour l’accorder, on peut jouer les notes par « en dessous », à l’aide de petits ergots fixés sous les touches du clavier. Pour simplifier l’accordage, on peut également retirer le plateau supérieur de l’instrument, qui n’est pas fixé, et le poser délicatement horizontalement à proximité de l’orgue.

Pour les tuyaux bouchés, facile de déplacer les bouchons à la main; pour les tuyaux ouverts, une petite planche coulissante sur un côté des tuyaux se déplace avec une clé métallique déposée dans l’instrument (à droite, dans un orifice en bois, clé noire en fer forgé), en tapotant doucement sur une petite protubérance en bois fixée sur les planchettes coulissantes.

  • Depuis l’intérieur de l’instrument, on peut voir une réglette permettant de trouver la « conversion » des notes en fonction du diapason utilisé. Une réglette fixe indique les notes inscrites sur les tuyaux. Une réglette mobile suit le déplacement latéral du clavier pour les diverses transpositions, et indique donc que, dans une transposition donnée, la note « réellement jouée » correspond à la note inscrite comme « X » sur le tuyau. Un petit truc pratique…

Soufflerie

Il n’y a qu’une soufflerie à moteur. On utilise une prise simple, l’équivalent d’un cable d’alimentation électrique d’ordinateur ou de grille-pain… Un câble est livré avec l’instrument. La prise comporte un disjoncteur. En cas de « court-circuit », on peut changer le fusible : il y en a un de rechange dans la prise… Attention ! Le moteur ne fait pas beaucoup de bruit : ne pas oublier d’éteindre chaque fois l’interrupteur après l’usage, pour éviter de chauffer les tuyaux.

Ouverture et Volets

Attention: il n’est pas possible de jouer l’instrument avec les volets de devant complètement fermés ! Si vous le faites, l’instrument sonnera totalement faux ! En effet, les bouches des tuyaux de la flûte de 4′ sont trop près des volets: si vous les fermez et utilisez le 4′, l’instrument sonnera très faux et vous aurez l’impression d’avoir mal accordé l’instrument !

Vous pouvez soit ouvrir partiellement les volets de devant, soit les ouvrir carrément (2 petits taquets à pousser vers le bas pour celui d’en-haut, et vers le haut pour celui d’en bas). Une fois les volets ouverts, mieux vaut les retirer précautionneusement, en les soulevant pour les retirer des gonds. La toile à l’intérieur des volets est délicate : c’est de la toile de peintre.

Il existe également de petits volets latéraux qui peuvent être également ouverts et/ou retirés.

Le plateau supérieur de l’instrument

Celui-ci peut être entièrement retiré, permettant d’accéder à l’intérieur de l’instrument par en-dessus (utile pour l’accordage, parfois). Ça permet également de poser un clavecin sur l’instrument, au cas où il n’y a qu’un continuiste, et qu’il doit alterner clavecin et orgue. Attention : si vous voulez poser un clavecin sur l’orgue, évitez de le poser sur le plateau supérieur : vous risqueriez de le rayer à moins de mettre une couverture entre le clavecin et le plateau supérieur. Pour la pointe du clavecin, je dispose d’un pied spécial dont la hauteur a été calculée exprès. Il suffit de me la demander

Ce plateau comporte plusieurs ouvertures : une grande ouverture centrale qui sert de lutrin, avec un bande de peau de chamois collée sur le plateau, pour pouvoir mettre des photocopies en dépliant, mais également un rabat pour les partitions. À gauche et à droite du lutrin, il y a également 2 petits panneaux qu’on peut ouvrir de manière à avoir un « retour de son », utile à l’organiste comme aux autres musiciens étant placés derrière l’orgue.

Le chariot

L’instrument peut être laissé sur le chariot pour être joué debout : il se trouve alors à la bonne hauteur, et nombre de musiciens préfèrent le jouer ainsi. S’il faut le retirer du chariot pour le poser sur le sol, l’usage des brancards est indispensable.

Accrocs à l’instrument

Attention, l’ossature de l’instrument est en peuplier, un bois léger, plus tendre que le chêne, par exemple. Comme il n’est en outre qu’imprégné, mais pas peint ni vraiment vernis, prière d’éviter de l’abîmer…